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Historique

Vers le niveau supérieur

Cours diversL’Ecole Nationale de la Protection Civile à Schimpach a été inaugurée le 14 septembre 1963 en présence de nombreuses personnalités luxembourgeoises et étrangères, dont notamment Leurs Altesses Royales le Grand-Duc Héritier Jean et la Grand-Duchesse Héritière Joséphine-Charlotte. Le Ministre de l’Intérieur de l’époque, Pierre Grégoire, expliquait lors de son discours que le Gouvernement avait choisi intentionnellement une implantation quelque peu à l’écart pour le centre de formation de la Protection Civile, afin d’éviter une centralisation trop aiguë.

Schimpach se trouve près de la frontière belge à 10 kilomètres de Wiltz et de Bastogne. Ensemble avec les villages de Niederwampach et d’Oberwampach, elle a connu une évolution intéressante et mouvementée. Au bas Moyen-Âge, Oberwampach était le siège d’une seigneurie, dont le seigneur occupait une place d’honneur parmi les chevaliers et nobles lors de nombreuses négociations, et ce depuis les temps d’Ermesinde au XIIIe siècle. Le premier château d’Oberwampach se trouvait face à l’église. Sa construction fût entamée en 1548 et achevée en 1578. Dans les siècles à venir, il n’en restait plus que la maison de maître. Celle-ci fût vendue aux enchères, d’après le périodique « Ons Hémecht » en date du 1er mars 1900, en décembre 1899 au prix de 5 000 francs, ensemble avec les écuries, granges et jardins avoisinants. Dans le temps, une maison de maître appelée « Château de Schimpach », construite en 1726 et appartenant à la famille Servais de Wiltz, faisait partie du domaine. Après la disparition de la famille, le « Château de Schimpach » entra dans le patrimoine de la famille Boever, qui le vendit ensuite à l’Administration Communale d’Oberwampach.

En 1904, dans une étude parue dans « Ons Heemecht » intitulée « Documents concernant le fief de Niederwampach », l’historien Jules Vannérus constate :

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« A environ cent mètres du village de Niederwampach se trouvait autrefois placé, près du ruisseau de Wemper Bach qui en arrosait les murs, le Château de Schimpach, manoir de la famille de Niederwampach. Le castel de Schimpach ou Niederwampach possédait ses droits féodaux très restreints ...... La maison qui a remplacé ce manoir a été construite non loin de là et elle est désignée encore de nos jours sous le nom de château, bien qu'elle ne porte aucun des caractères exigés pour revendiquer cette dénomination. L'histoire de famille des sires de Nieder-Wampach remonte au 16e siècle et c'est après de nombreuses péripéties que le « Château » échut avec une tannerie à Monsieur Jean-Louis-Joseph Servais, d'après partage de famille du 8 octobre 1845.»

Les volontaires de la Protection Civile, qui profitent de nos jours des formations efficaces et appropriées proposées dans les bâtiments en question, suivent les cours et vivent et dans un environnement imprégné d’une longue histoire. Jules Vannérus fait même référence à des actes procéduraux datant de l’époque de Venceslas Ier, Duc de Luxembourg et de Brabant (1353 – 1383). Dans les « tumuli » dans la région de Schimpach, Jules Vannérus supposait des références à l’époque romaine :

« „...... on voit plusieurs tumuli, présumés d'origine romaine, cinq sont placés l'un près de l'autre et trois sont épars dans la bruyère. Il serait intéressant d'y faire quelques fouilles qui, dans tous les cas, n'occasionneraient qu'une faible dépense. De plus, on a découvert il y a de six à sept ans, en démolissant une maison du village (à Niederwampach, 1898), un pot de grès qui contenait une croix, une agrafe et quelques monnaies en cuivre, du règne de Henri III, roi de France.»

Alors même que ces fouilles n’eurent jamais lieu, le château a trouvé dans le 20e siècle une destinée reconnue et appréciée dans le pays entier.

Le Château de Schimpach, avec son domaine de 2,5 ha, fût racheté par l’Etat à la Commune d’Oberwampach en 1962. Ensuite, il a été transformé en un établissement d’instruction modèle à l’époque, à un coût d’environ 4 millions de francs. C’est la rationalité qui primait lors des transformations de 1962, le but principal était de rendre le bâtiment confortable et de maintenir une certaine intimité. L’école pouvait tout à fait rivaliser avec des institutions semblables à l’étranger, et comportait les installations et locaux suivants :

  • Salle d’instruction
  • Salle de lecture
  • Salle à manger
  • Réfectoire
  • Magasin
  • Cuisine avec équipement frigorifique
  • Salle de douches
  • Dortoirs et chambres à coucher simples
  • Possibilités de stockage pour le matériel et
  • Garages pour les véhicules

Au fil des années, les structures et les domaines d’activité de la Protection Civile ont connu une évolution constante. Ces changements se sont traduits par des adaptations de l’instruction des volontaires. Entre autres, les infrastructures ont dû être adaptées et transformées.

Dans ce cadre, l’ancienne tannerie a été transformée à partir de 1989. Ces travaux servaient à convertir ce bâtiment en un centre d’instruction, qui comprend les infrastructures suivantes :

  • Salle d’instruction pour 50 personnes
  • Amphithéâtre pour 25 personnes
  • Parcours appareils respiratoires.
  • Installations sanitaires

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Toutes les salles ont été équipées de matériel audiovisuel et technique moderne, indispensable de nos jours pour un établissement de ce type. Le centre a été inauguré fin 1991.

Parallèlement, des travaux de transformation du bâtiment principal ont dû être entamés, pour tenir compte de l’évolution du nombre de participants croissant aux formations. Ces travaux concernaient surtout la cuisine, les vestiaires, les installations sanitaires et le bureau administratif.

Ainsi, il ne restait plus qu’à aborder le problème du logement.

Alors qu’à l’époque de la première transformation des locaux, la question des dortoirs communs ne se posait pas, les infrastructures de logement s’avéraient inadéquates au début des années ‘90. A la suite d’une résolution adoptée en 1990 par les volontaires de la Protection Civile et transmise au Ministre de l’Intérieur, la Direction de la Protection Civile a recherché une solution au problème, conjointement avec l’Administration des Bâtiments Publics. Il s’agissait principalement d’éviter une chute du nombre des effectifs des centres due à l’environnement d’instruction inapproprié.

Cependant, les transformations des dortoirs ne pouvaient se faire sans changements majeurs de la structure intrinsèque du bâtiment. L’Ecole aurait dû fermer pour au moins deux ans pendant la durée des travaux. Comme ceci n’était pas envisageable, une solution alternative a dû être recherchée.

Après une analyse approfondie, il a été décidé de transformer l’ancienne grange, utilisée alors pour des exercices pratiques, en un complexe de logement. De plus, en une deuxième phase, les anciens dortoirs pouvaient être reconvertis en des locaux de formation pour des exercices pratiques.

Depuis la fin des travaux, l’Ecole dispose de 6 chambres particulières dans le bâtiment principal, de 20 chambres doubles avec douches, de 4 salles de séjour et d’installations sanitaires à chaque étage.

Ainsi, la Protection Civile profite aujourd’hui d’un centre de formation moderne et efficace, comparable à ceux dont disposent les pays avoisinants.



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